Il fournit les résumés de 85 contes de 5 collections, soit les 40 récits du Xing shi yan 型世言 [Contes exemplaires, 1632, XSY] découvert à Séoul par Chan Hing-ho en 1987 dans l'ancienne bibliothèque royale, les 18 [12 + 6] Wushengxi 無聲戲 de Li Yu 李漁 [Comédies silencieuses, 1654-1656 ?, W I et W II], les 12 Doupeng xianhua 豆棚閒話 [Propos oiseux sous la tonnelle aux haricots, 1681 ?, Dp], les 5 Yunxian xiao 雲仙笑 [Les rires du génie des Nuées, avant 1673, YX] et les 16 Xihua jiahua 西湖佳話 [Belles histoires du lac de l'Ouest, 1673, Xj]. Ils sont signés par Chan Hing-ho et Angel Pino (XSY), Jacques Dars (Xj), Rainier Lanselle (W I, Dp) et moi-même (W II, YX). Quel que soit le regard que l'on porte sur le contenu de ce cinquième volume qui, comme le signale l'avant-propos, "complète les quatre premiers" en "en prolongeant la chronologie", d'une part, et en "en comblant les lacunes", d'autre part, sa publication constitue un événement particulièrement notable. Ceux qui utilisent de longue date ce travail mis en chantier par André Lévy voici trente ans, savent les services immenses que rendent ces notices aux spécialistes du roman chinois ancien, mais aussi à ceux qui veulent mieux comprendre la société chinoise de la fin de la période impériale. Voici, pour les autres, un rapide rappel des étapes qui ont précédé cette nouvelle publication : • le premier volume (vol. VIII-1, 347 pages) entièrement de la main d'André Lévy a été publié en 1978. Il traitait 79 contes : les Qingpingshantang huaben 清平山堂話本 (29 contes, Q), les quatre Xiong Longfeng xiaoshuo 熊龍峰小說 (Xl), une demi-douzaine de pièces dites anciennes (Pd) et le premier recueil des San yan de Feng Menglong, soit le Gujin xiaoshuo 古今小說 (rebaptisé Yushi mingyan 喻世明言, 40 contes, S I) • le deuxième volume de l'inventaire (vol. VIII-2, 461 pages), pour moitié du même auteur et pour l'autre moitié reposant sur l'assistance de 8 collaborateurs, paraît en 1979. Il prenait en compte les deux autres volumes des San Yan, soit les 80 contes du Jingshi tongyan 警世通言 (40 contes, S II) et du Xingshi hengyan 醒世恆言 ( 40 contes, S III). • le troisième volume (vol. VIII-3, 526 pages), sortit en 1981, réunissait 79 notices dues à 12 collaborateurs. Il s'attachait aux recueils de Ling Mengchu, ses Pai'an jingqi 拍案驚奇 (P I & P II). • il fallut attendre 1991, pour voir paraître le quatrième volume (vol. VIII-4, 378 p.). Fruit de la collaboration de 14 personnes, il réunit 96 récits de six recueils : Shi dian tou 石點頭 (14 contes, D), Xihu erji 西湖二集 (34 contes, X), Huanxi yuanjia 歡喜冤家 (24 contes, H), Yi pian qing 一片情 (14 contes, YP) et Qing ye zhong 清夜鐘 (16 contes, Y). C'est donc pas moins de 15 ans après que ce volume qui devrait être l'avant dernier de la série voit enfin le jour grâce à la pugnacité de Chan Hing-ho. Souhaitons que le sixième volume souhaité et déjà bien avancé, soit bouclé et diffusé avant ... 2026. Il devrait s'attacher à plusieurs collections importantes dont Longyang yishi 龍陽逸史 (20 contes), Zuixing shi 醉醒石 (15 contes) et Fengliu wu 風流悟 (8 contes) ; je devrais y contribuer pour les 12 nouvelles du Shi’er lou 十二樓 , les 6 contes subsistants du Shi'er xiao 十二笑 , les deux rescapés du Huzhong tian 壺中天, voire les quatre du Zhaoshi bei 照世杯. Qui vivra verra. |
mardi 13 juin 2006
Ad gloriam
vendredi 26 mai 2006
In memoriam Aloïs Tatu
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Aloïs Tatu n’est plus. Il a rendu son dernier souffle à la fin de l’année 2005 et personne n’a tenté de le ranimer. Un bilan de son “œuvre” est donc possible et sans doute souhaitable. Son évaluation quantitative ne pose aucun problème. Le décompte de sa contribution est facile à faire : en tout et pour tout, trois traductions, par lui signées, ont été publiés entre 1998 et 2005. La première (1998) est passée en format de poche (2002), la deuxième (2003), pas encore, le troisième (2005) est encore chaude. L’appréciation qualitative, quant à elle, viendra en son temps. Elle ne pourra guère s’appuyer sur l’avis des lecteurs de ces trois ouvrages, car ils n’ont pas suscité beaucoup de commentaires. Les seuls que l’on trouve sur le net n’apportent pas grand chose au débat ; ils méritent pourtant d’être relevé. Je n’ai conservé que ceux qui proposent une appréciation sur les livres et ne se contentent pas de piller leur quatrième de couverture. |
• Galantes chroniques de renardes enjôleuses1. “Un livre dont il n'y a pas grand chose à tirer “ est l’avis formulé sur Shoshosein, qui se définit comme un “site sur l'Asie en général, et sur les mangas et l'animation en particulier”. Voici le jugement dans son intégralité initiale : Dans la préface nous trouvons une jolie phrase d'accroche : Ce livre "nous fait entrer dans les sous-sol de la littérature de divertissement".Dès le départ je n'ai pas aimé la tonalité de type "conte", du genre "et il a fait ceci, et il a rencontré un dieu qui lui a dit que..." j'aime pas trop, d'autant plus qu'il y a de l'érotisme que dans le premier chapitre. Une histoire au demeurant très courte : 12 chapitres de 6 pages chacun histoire sans vraiment d'intérêt. J'ai l'impression qu'on a artificiellement fait entrer ce roman vaguement érotique dans le Pavillon des Corps Curieux, en entrecoupant chaque chapitre d'illustration d'époque (explicites bien sûr). déçu. Quant à "Les renardes par l'une d'elle", écrit par Solange Cruveillé, c'est un historique des légendes sur les renardes, pas mal. Pour vous faire un peu une idée de la forme : On retrouve la même structure tout au long des chapitres : "arrivé à ce point, vous vous demandez sûrement quelle était l'apparence de cette Immortelle? Eh bien, un quatrain va satisfaire votre curiosité" s'en suit 4 vers Quant à la fin des chapitres, il y a toujours une formule, un "à suivre" : "si vous voulez savoir ce qu'il advient par la suite, eh bien écoutez ce que le chapitre suivant a à vous conter." Enfin, 30 pages de notes, très bien faite, mais ralentissent la lecture. Elles peuvent se lire indépendamment, comme un lexique de culture chinoise. Un livre dont il n'y a pas grand chose à tirer.Docteur Spider, ne remercie pas sa chérie pour ce cadeau de la Saint Valentin (mais bon j'ai eu un super pull), 24/02/06 Dans le genre littérature chinoise classique, érotique et magique, Le moine mèche-de-lampe semble meilleur... 2. Le Catalogue de la bibliothèque de Montréal fournit quant à lui en complément d’une notice bibliographique impeccablement établie, un court “résumé” équitable mais fort impersonnel : Roman érotique anonyme, au ton parfois rabelaisien, qui date approximativement du milieu du 18e siècle. Une introduction (p.7-19) et une postface sur le thème de la renarde (p. 121-132) aident à mieux situer ce texte dans la tradition romanesque et folklorique chinoise. Comprend un lexique (p. 133-159) et des indications bibliographiques (p. 161-166). [SDM] |
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• Le pavillon des jades 1. La notice qui figure dans la rubrique livre du “Club des passionnés de l’Asie” du site Asiexpo le fait venir du Japon. Jean-Pierre Gimenez, son rédacteur, donne un résumé de l’ouvrage Un homme n’arrivant plus à satisfaire son épouse, s’en va à la capitale suivant les conseils d’un ami. Ce dernier, plutôt faux, profite de l’occasion pour la séduire. S’en suivent quelques parties galantes que l’on qualifiera volontiers de lestes. Mais l’époux aussitôt attifé d’un appareil plus conséquent n’aura de cesse de rattraper le temps perdu, quitte à se fourvoyer avec un esprit démoniaque et à en perdre la tête. et livre son commentaire Réjouissant roman coquin et libertin de la Chine ancienne, “Le Pavillon des jades” se distingue par la verdeur de ses propos et la rougeur qui ne manquera pas d’empourprer vos joues à sa lecture. 2. Le Catalogue de la bibliothèque de Montréal toujours : "Première traduction, toutes langues confondues", d'un roman érotique chinois, en langue vulgaire, dont l'intérêt reposerait, selon P. Kaser, en partie sur la "multiplicité des liens avec d'autres textes qu'il offre à la sagacité du lecteur". L'oeuvre expose une sexualité "saine et sportive" (cf. l'introduction p. 9-27, qui précise que la période de rédaction demeure à ce jour mystérieuse, mais postérieure à 1657). Répertoire, p. 149-163. On peut avoir des doutes sur "l'authenticité" de ce roman "plaisamment dérangeant". [SDM] |
• Le moine mèche de lampe
1. Le Catalogue de la bibliothèque de Montréal encore :
Roman érotique du 17e siècle, avec famille mandarinale confrontée à quatre séduisants succubes, et moine lubrique. Introduction dialoguée de ton badin, p. 7-19. [SDM]
2. J’ai extrait les échanges suivants d’un des blogs du site psychologies.com.
Et puis, la librairie..
Mes achats du jour ??? Alors :
"Le Moine mèche de lampe" Pffff, pas dispo, et pas sûre de trouver, la dame.....c'est au moins la 4ème boutique où je me casse les dents, j'ai commandé, mais ... c'est un vieux livre de ...98 m'a dit l'employée !!! à suivre..
Commentaires
Tu peux commander Le Moine mèche de Lampe sur amazon.com. Je l'ai fait la semaine dernière et attends la livraison.Info au cas où ... ta libraire bloquerait. lol
Ne ferait-elle pas un peu de censure ?
Bises
Ailleurs sur le même site en commentaire à
Pour ceux et celles que se poseraient la question : ce n'est pas mon conte chinois qui a éveillé mes sens (un peu juste pour ce qui est de la suggestion) mais si vous en connaissez qui mettent le feu aux poudres, je suis preneuse ;-))
voici ce que l’on peut lire, rédigé par “Isa” le 21/7/2005 :
Pour le feux aux poudres, moi j'aime beaucoup
"le moine mèche de lampe" roman erotique Chinois.
J'aime bien l'effet que cela me procure...alone in my bed.....Oh my God !!!!
kiss
Instructif & déprimant !
Libellés :
Aloïs Tatu,
Editions Philippe Picquier
jeudi 25 mai 2006
Baidu-Li
Se référant à un article du Financial Times du 11 mai 2006, le service en ligne de BBC News annonçait (le même jour) la naissance du Wikipedia chinois et en dénonçait les limites :
China's leading web search company has launched an online, user-generated encyclopedia modelled on the US-based Wikipedia, which is blocked by Beijing. The new service from Baidu.com, Baidupedia, is heavily self-censored to avoid offending the Chinese government. Wikipedia had become increasingly popular in China until blocked in 2005. China has strict laws on internet use and blocks content it deems a threat, including references to the Tiananmen Square massacre and notable dissidents.
L’excellent blog d’Imagethief [Confessions of an American Spin Doctor in Beijing] reformulait dès le lendemain les données du problème dans un article intitulé Baidupedia dont voici l’essentiel :
Baidu has launched it's own user-generated encyclopedia, filling the gap that has existed since the Chinese authorities decided that Wikipedia was a swamp of dangerously controversial agitprop and punted it outside the great firewall:
The new service from Baidu.com, Baidupedia, is heavily self-censored to avoid offending the Chinese government. (...) Baidu has barred users from including any "malicious evaluation of the current national system", any "attack on government institutions" or even "promotion of a dispirited or negative view of life". This would be entirely in keeping with the standard Chinese government approach of setting vague guidelines, giving you a hard stare, and then letting you censor yourself far more effectively than they ever could. It also ensures that essentially any material deemed objectionable for any reason whatsoever can be deemed to transgress against at least some aspect of the content restrictions.
China's leading web search company has launched an online, user-generated encyclopedia modelled on the US-based Wikipedia, which is blocked by Beijing. The new service from Baidu.com, Baidupedia, is heavily self-censored to avoid offending the Chinese government. Wikipedia had become increasingly popular in China until blocked in 2005. China has strict laws on internet use and blocks content it deems a threat, including references to the Tiananmen Square massacre and notable dissidents.
L’excellent blog d’Imagethief [Confessions of an American Spin Doctor in Beijing] reformulait dès le lendemain les données du problème dans un article intitulé Baidupedia dont voici l’essentiel :
Baidu has launched it's own user-generated encyclopedia, filling the gap that has existed since the Chinese authorities decided that Wikipedia was a swamp of dangerously controversial agitprop and punted it outside the great firewall:
The new service from Baidu.com, Baidupedia, is heavily self-censored to avoid offending the Chinese government. (...) Baidu has barred users from including any "malicious evaluation of the current national system", any "attack on government institutions" or even "promotion of a dispirited or negative view of life". This would be entirely in keeping with the standard Chinese government approach of setting vague guidelines, giving you a hard stare, and then letting you censor yourself far more effectively than they ever could. It also ensures that essentially any material deemed objectionable for any reason whatsoever can be deemed to transgress against at least some aspect of the content restrictions.
Anyway, a quick'n'shallow search for the old "Tian'anmen Square" litmus topic reveals articles on the banalities of the square's construction, history, and dimensions (this one in particular is worth a read if you want to be overcome by revolutionary spirit); the Monument to the People's Heroes; modern Chinese architecture; Beijing's Xicheng and Dongcheng districts; the PLA Type 99 tank; China's national day, etc. Seems ready for mass consumption. In fact, the expected paucity of controversial topics aside, I am all for China having its own wiki-style encyclopedia, although it's a shame they can't now contribute to the original Wikipedia. In fact, as a regular user of the actual Wikipedia, I can report that somewhat tighter editing and management hand might serve it well also, although I'd stop short of the political controls. Imagethief ajoutait aussitôt une note fournissant les réponses (ici en italiques) du responsable marketing du site chinois aux accusations portées contre Baidu Baike de piller Wikipedia : "The sharing of information is instrumental in the development and the continuity of knowledge." The act of sifting out relevant information and editing is in itself a process of information packaging, he pointed out. "Baidu Baike has a rigorous copyright system to protect the rights of the original contributor and editor of an entry," he said. Yes, the sharing of information is, de facto, instrumental in the development and continuity of knowledge. But usually the small matter of attribution is also considered important. If they're unclear on the concept, perhaps they can look it up in an encyclopedia. |
| Il ne restait plus qu’à voir comment ce Wiki-chinois traite Li Yu. Aussitôt dit, aussitôt fait, en un clic apparaissait une notice, dûment illustrée de la photo déjà utilisée ici pour MEA CULPA. En quelque 2000 caractères sont évoqués des éléments de la vie de Li Yu, principalement après 1666. L’accent est surtout mis sur son Xianqing ouji 闲情偶寄 pour lequel une rubrique a même été créée. Les autres œuvres ne sont qu’évoquées dans une énumération finale. Rien de bien renversant donc. Si lecteur sinisant en a plus que dans le Wiki-libre, il ne trouve plus de bibliographie. Par contre, il peut pousser sa recherche un peu plus loin et avoir, chemin faisant, d’agréables surprises. La recherche sur Li Yu révèle un aspect de Baidupedia à explorer plus avant. Le moteur de recherche propose, en effet, un choix d’une soixantaine d’entrées de type encyclopédique dont une sur Patrick Hanan, mais conduit également vers des entrées d’un dictionnaire qui s’appuie sur des citations de textes de Li Yu (romans, pièces de théâtre). |
Ainsi donc, à l’usage, Baidupedia (Baidu baike 百度百科), dont l’existence vient d’être signalée aux membres de l'Association française d'études chinoises dans sa dernière lettre d’information (n° 52), pourrait devenir un outil utile au sinologue en chambre. Il semble pourtant moins prometteur que le Baidu guoxue 百度国学, qui devrait répondre encore mieux à ses attentes. |
samedi 13 mai 2006
Traduttore fedele
La recherche bibliographique sur internet réserve toujours à qui peut y consacrer un peu de temps, quelques jolies surprises. En voici une nouvelle preuve.
Je connaissais (depuis fort peu de temps, je dois l’avouer) l’existence d’une traduction italienne du Rouputuan. On la doit à Anna Maria Greimel qui traduisit le roman en 1973 sous le titre d’Il tappeto da preghiera di carne (Milan, Sonzogno, coll. “I classici dell’erotismo”, 383 p. avec une introduction de Renata Pisu).
La notice qui m’en a informé, en reste à l’idée ancienne et erronée que Li Yu aurait écrit le roman en 1934, à l’âge de 26 ans. Elle n’indique pas s’il s’agit d’une traduction originale d’après le chinois ou bien, plus vraisemblablement, réalisée à partir d’une traduction déjà publiée. Si c’est effectivement le cas, ce pourrait être soit l’allemande de Franz Kuhn (Jou Pu Tuan : Ein Erotisch-Moralisher Roman aus des Ming-Zeit (1633). Hambourg, 1933), soit l’anglaise de Richard Martin d’après Kuhn (Jou Pu Tuan. The Prayer Mat of Flesh. New York, 1963) soit la française publiée chez J.-J. Pauvert en 1962 , La chair comme tapis de prière, comme le laisse supposer le titre retenu. Les autres traductions parues depuis (P. Hanan, The Carnal Prayer Mat, NY, Ballantine, 1990 - la meilleure - ; Corniot, 1991 ; Voskrisenski, 2000) sont naturellement toutes hors de cause.
A marito geloso moglie fedele
Autore : Li Yü ; Editore : Meravigli, Vimercate ; Collana : Libri di Una sera ; Prima edizione : 1994 ; Pagg. : 46 ; Traduzione e introduzione : Valentino De Carlo
Vengono scomodati anche gli dèi e i testimoni defunti per risolvere una complessa vicenda giudiziaria che vede contrapposti un marito geloso e la moglie sospettata di averlo tradito. Il giudice Bao saprà ricomporre la lite con molta astuzia: la pace familiare verrà ristabilita e l’onore dei coniugi sarà salvo. Li Yü (1611-1680), grande narratore della letteratura cinese classica, ci offre un testo divertente in cui si prende gioco con ironia del rapporto tra i sessi e delle buone convenzioni sociali.
Le résumé proposé montre bien que le conte en question est celui qui raconte comment la femme d’un bachelier, accusée d’adultère par un plaisantin, intente un procès à son mari , risible cocu imaginaire, pour retrouver son honneur perdu. Chargé de l’affaire, le Juge Bao doit en appeler aux esprits pour raccommoder les époux désunis. Mais rien n’est dit de la traduction.
Le site de la librairie Marco Vasta, ne donne pas non plus d’indication d’un emprunt possible à une traduction française déjà existante, savoir “A mari jaloux, femme fidèle”, ma traduction d’un conte du deuxième volume des Wushengxi parue chez Picquier dans le volume paru sous ce titre en 1990 (pp. 91-132).
Le lien entre les deux traductions semble évident, car ce titre arrêté au dernier moment voici 16 ans [contre une autre option qui était “Le cocu imaginaire”], ne figure pas dans le texte de Li Yu. Pour l’heure, je ne sais pas si Valentino De Carlo s’est ou non seulement contenté de s’inspirer du titre. Je suis impatient d’en avoir le cœur net.
Justement, sur son site de vente en ligne, la Libreria Rinascita (librerieitaliane.net) le propose toujours, mais chez un autre éditeur, La Spiga, à 1,55 €. Il est même annoncé “Disponible”. Pourquoi se priver ?
En attendant, j'ai mis en ligne une page proposant une trentaine de couvertures de livres offrant des traductions de Li Yu. On peut la consulter en cliquant >> ici <<.
Je connaissais (depuis fort peu de temps, je dois l’avouer) l’existence d’une traduction italienne du Rouputuan. On la doit à Anna Maria Greimel qui traduisit le roman en 1973 sous le titre d’Il tappeto da preghiera di carne (Milan, Sonzogno, coll. “I classici dell’erotismo”, 383 p. avec une introduction de Renata Pisu).
La notice qui m’en a informé, en reste à l’idée ancienne et erronée que Li Yu aurait écrit le roman en 1934, à l’âge de 26 ans. Elle n’indique pas s’il s’agit d’une traduction originale d’après le chinois ou bien, plus vraisemblablement, réalisée à partir d’une traduction déjà publiée. Si c’est effectivement le cas, ce pourrait être soit l’allemande de Franz Kuhn (Jou Pu Tuan : Ein Erotisch-Moralisher Roman aus des Ming-Zeit (1633). Hambourg, 1933), soit l’anglaise de Richard Martin d’après Kuhn (Jou Pu Tuan. The Prayer Mat of Flesh. New York, 1963) soit la française publiée chez J.-J. Pauvert en 1962 , La chair comme tapis de prière, comme le laisse supposer le titre retenu. Les autres traductions parues depuis (P. Hanan, The Carnal Prayer Mat, NY, Ballantine, 1990 - la meilleure - ; Corniot, 1991 ; Voskrisenski, 2000) sont naturellement toutes hors de cause.
| J’ai aussi récemment trouvé la référence à la traduction italienne que Roberto Buffagni avait donné, sous le titre d’Una torre per il calore estivo, de A Tower for the Summer Heat recueil de six nouvelles tirées du Shi’er lou de Li Yu traduites par Patrick Hanan (NY, Ballantine, 1992). La notice mise à disposition par le site Tuttocina.it [Il portale sulla Cina] signale du reste qu’il s’agit d’une traduction de l’anglais [Traduzione (dall’inglese)]. L’ouvrage de 240 pages, a été publié à Milan, par les éditions Feltrinelli, dans une collection intitulée “Universale economica” en 1994. Mais, quale sorpresa ! de trouver, sur le même site, la référence à un petit volume de 46 pages proposant une traduction italienne d’un conte des Wushengxi de Li Yu et surtout de découvrir son titre qui en rappelle un autre : |
Autore : Li Yü ; Editore : Meravigli, Vimercate ; Collana : Libri di Una sera ; Prima edizione : 1994 ; Pagg. : 46 ; Traduzione e introduzione : Valentino De Carlo
Vengono scomodati anche gli dèi e i testimoni defunti per risolvere una complessa vicenda giudiziaria che vede contrapposti un marito geloso e la moglie sospettata di averlo tradito. Il giudice Bao saprà ricomporre la lite con molta astuzia: la pace familiare verrà ristabilita e l’onore dei coniugi sarà salvo. Li Yü (1611-1680), grande narratore della letteratura cinese classica, ci offre un testo divertente in cui si prende gioco con ironia del rapporto tra i sessi e delle buone convenzioni sociali.
Le résumé proposé montre bien que le conte en question est celui qui raconte comment la femme d’un bachelier, accusée d’adultère par un plaisantin, intente un procès à son mari , risible cocu imaginaire, pour retrouver son honneur perdu. Chargé de l’affaire, le Juge Bao doit en appeler aux esprits pour raccommoder les époux désunis. Mais rien n’est dit de la traduction.
Le site de la librairie Marco Vasta, ne donne pas non plus d’indication d’un emprunt possible à une traduction française déjà existante, savoir “A mari jaloux, femme fidèle”, ma traduction d’un conte du deuxième volume des Wushengxi parue chez Picquier dans le volume paru sous ce titre en 1990 (pp. 91-132).
Le lien entre les deux traductions semble évident, car ce titre arrêté au dernier moment voici 16 ans [contre une autre option qui était “Le cocu imaginaire”], ne figure pas dans le texte de Li Yu. Pour l’heure, je ne sais pas si Valentino De Carlo s’est ou non seulement contenté de s’inspirer du titre. Je suis impatient d’en avoir le cœur net.
Justement, sur son site de vente en ligne, la Libreria Rinascita (librerieitaliane.net) le propose toujours, mais chez un autre éditeur, La Spiga, à 1,55 €. Il est même annoncé “Disponible”. Pourquoi se priver ?
En attendant, j'ai mis en ligne une page proposant une trentaine de couvertures de livres offrant des traductions de Li Yu. On peut la consulter en cliquant >> ici <<.
lundi 8 mai 2006
Wiki-Li
Ceux qui ne connaissent pas encore Wikipédia peuvent s’informer aussi rapidement qu’en détail de la nature de cette entreprise en cliquant >> ici <<>> là <<>> là << et la soumettre à sa propre évaluation. J’ai pour ma part taper ‘Li Yu’ pour découvrir une micro notice sur le grand poète 李煜 Li Yu (937-978). J’ai alors tenté ‘Li Liweng’ pour aboutir au bon Li Yu (李漁) et découvrir cette notice : 李笠翁 Li Liweng, connu aussi sous le nom de 李漁 Li Yu (1611-1679 ?), est un écrivain chinois de la dynastie des Qing. Dramaturge, romancier (auteur en particulier du Tapis de prière en chair), essayiste, homme de théâtre et éditeur, il est un des meilleurs représentants des lettrés qui prônaient les plaisirs de la vie. C’est mieux que rien, mais un peu maigre. Merci tout de même à Gbog [qui semble être le maître d’œuvre du riche site Wengu 溫故]. En attendant plus, on peut toujours compléter à moindre frais cette contribution déjà ancienne [26/11/2003] en consultant le versant anglais de Wikipedia, ce que j’ai fait. |
| On y trouve une notice plus longue et d’autres dates de naissance - 1610 au lieu de 1611 -, et de mort - 1680 au lieu de 1679 ?. La biographie de Li Yu a évolué lentement depuis le 8 mai 2004, date de sa mise en ligne. Elle prend un tour plus conséquent un an et un jour plus tard, soit le 9 mai 2005, par l’ajout d’une bibliographie offrant une liste de traductions et d’études. Cette liste est loin d’être exhaustive, mais elle n’est pas négligeable. On y trouve même deux titres en russe qui sont, non pas des études, mais des traductions dues à D. N. Voskrisenski. Le plus drôle, en ce qui me concerne, fut d’y découvrir cette référence : ▪ Li Yu: À mari jaloux, femme fidèle, by Pascale Frey 1998 |
À mari jaloux, femme fidèle par Pascale Frey - Lire, novembre 1998 Li Yu a failli devenir mandarin. Il sera écrivain. Né en 1611, mort en 1680, Li Yu devient romancier à la chute de l'empire Ming. Il publie notamment les Comédies silencieuses, de courts récits à l'ironie mordante, dont sont tirés les cinq contes amoureux qui paraissent ici sous le titre évocateur A mari jaloux, femme fidèle. Et voilà, la signataire de ces quelques mots de présentation [quasiment tous empruntés à mon introduction] qui se retrouve à la place du traducteur ! Quant à Jacques Dars, il se fait voler, tout bonnement, la vedette par ... son propre éditeur : ▪ Les carnets secrets de Li Yu, un art du bonheur en Chine, PHILIPPE PICQUIER, Edité par Jacques Dars, 2004. Ces erreurs se retrouvent avec de légères variations dans le Wikipedia allemand : les deux titres quittent, en effet, la rubrique ‘traduction’ pour passer dans le registre des ‘études’ sous cette nouvelle présentation : ▪ Pascale Frey: Li Yu: À mari jaloux, femme fidèle (1998). ▪ Philippe Picquier: Les carnets secrets de Li Yu, un art du bonheur en Chine, 2004 La version chinoise [accessible à l'adresse http://zh.wikipedia.org/wiki/李渔], pour sa part, se conforme à la version anglaise de cette bibliographie un peu cavalièrement établie que l’on doit à Gisling, un Canadien qui se passionne non seulement pour certains auteurs chinois comme Zhang Dai (张岱), mais également pour l’art des jardins, le thé, l’actrice Josephine Siao Fong-Fong (蕭芳芳) et la belle Su Xiaoxiao (蘇小小). Il ne reste plus qu’à faire le ménage. Qui s’y colle ? |
vendredi 24 mars 2006
Mea culpa
Le mal n’est pas bien grand et, qui plus est, limité à la version française d’un des sous-chapitres du chapitre 15 de l’encyclopédie en ligne China ABC [Zhongguo baike 中国百科] sous site du sous site français du mega site web de la C[hina] R[adio] I[nternational] Online [Zhongguo Guoji Guangbo Diantai 中国国际广播电台]. Or donc, on trouve sur cette page, agrémentée du cliché représentant la statut de Li Yu qui trône au Jieziyuan 芥子園 - sorte de Musée dédié à Li Yu construit à Lanxi 蘭溪 (près de Jinhua 金華 au Zhejiang 浙江) -, une courte biographie intitulée “Li Yu, auteur dramatique chinois du 17e siècle”. Celle-ci reprend les faits les plus connus et les plus souvent imaginés concernant Li Yu. Il insiste sur l’originalité du parcours de cet auteur dramatique qui en plus d’avoir composé “une grande quantité de pièces de théâtre, a également formé une troupe pour les interpréter”. Il rappelle qu’il fut “metteur en scène”, et qu’il “s’est également fait remarquer comme écrivain.” |
“On peut ainsi citer « A mari jaloux, femme fidèle », « le Pavillon des jades » ou son roman le plus célèbre « De la chair à l’extase ». En puisant son inspiration dans ses propres expériences et connaissances, Li Yu a exploité un certain espace de création que seul un caractère individualiste prononcé pouvait développer. Dans ses romans, l’utilisation le plus souvent de la critique inversée était en fait un moyen de s’opposer à certaines idées traditionnelles.”
Ce n’est pas le concept de “critique inversée” qui m’a le plus fait sourire, mais le choix des titres retenus pour évoquer l’œuvre romanesque de Li Yu. Passe encore qu’on y retrouve les titres des traductions parues chez Picquier, savoir A mari jaloux, femme fidèle pour rappeler les Wushengxi 無聲戲 et De la chair à l’extase pour Rouputuan 肉蒲團, mais là où cela déraille, c’est lorsque le rédacteur en vient à évoquer Shi’er lou 十二樓 qui ne peut naturellement pas donner Le Pavillon des jades !
Un coup d’œil sur certaines des quarante autres versions [savoir l’anglaise, la japonaise, la mongole, l’arabe, la coréenne, la vietnamienne, la tchèque, l’italienne, la polonaise et l’allemande, sans oublier la version en espéranto et une autre dont je vous laisse deviner l’origine] montre que l’on a, à chaque fois, affaire à une variation plus ou moins libre réalisée à partir d’un même texte en chinois qui n’est pas celui proposé en caractères simplifiés, ni même celui en caractères non simplifiés.
Qu’elle que soit sa source, chaque traducteur s’est trouvé confronté à des titres qu’il a choisi de traiter à sa manière : contourner la difficulté en sautant le passage, retenir la facilité en les transcrivant en pinyin, sans remettre au chinois en les utilisant tel quel comme dans le cas du japonais ou encore, effort notable, en faisant œuvre créatrice en les traduisant, ou, ... simplement, en en donnant l’illusion.
Gageons que notre traducteur francophone - lequel ne se débrouille pas si mal que cela -, a dû hésiter un moment avant de se résoudre à emprunter des titres déjà utilisés à un catalogue d’éditeur ou un site web.
C’est ainsi que pour Shi’er lou, à la place de Douze pavillons [traduction pas forcément idéale, mais pratique et parlante], nous n’en avons plus qu’un seul en jade !
Ceci dit en passant, Le Pavillon des jades, traduction de Bi Yu Lou 碧玉樓 ne figure pas au catalogue Picquier en ligne nouvellement ouvert et accessible > ici < , pas plus que dans le dernier catalogue papier de l’éditeur ! Son avenir est sans aucun doute compromis. Ce n’est, fort heureusement, pas le cas des Carnets secrets qu’évoque notre traducteur inconnu sous le titre piquant suivant : « Lettres des humeurs ».
vendredi 3 mars 2006
Déprimant ?
Quelque peu confus d’avoir à présenter un ouvrage à la moralité douteuse et au style pour le moins sommaire, mais dont les défauts eux-mêmes étaient révélateurs d’un style d’écriture à visée purement commerciale, j’ai usé dans l’introduction des Galantes chroniques de renardes enjôleuses, traduction du Yaohu yanshi, roman à l’érotisme torride, de l’image du «gâteau cent fois bon» dont, ai-je écrit, “la lecture ne devrait pourtant pas être trop indigeste à qui sait mastiquer ou dispose d’un solide estomac.” [Picquier, 2005, p. 16]
| Un astérisque placé juste après le mot “gâteau” invite tout naturellement le lecteur à consulter le répertoire à la page 142, où il peut lire : Ce «gâteau cent fois bon» est celui confectionné par un chien et un chat dans le conte pour enfant imaginé par le peintre et écrivain tchèque Josef Capek (1887-1945). On en trouve de nombreuses adaptations dans toutes les langues dont celle des « Albums du Père Castor » (Un gâteau cent fois bon, traduit par L. Hirsch, Paris, Flammarion). Il fait bien comprendre que l’accumulation d’ingrédients a pour effet de produire un ensemble indigeste, impropre à la consommation. |
Ce «gâteau cent fois bon» est celui confectionné par un chien et un chat selon une recette fort simple : « Tu mets dans ton gâteau tout ce qu’il y a de meilleur à manger et, quand tu as mis tout ce qu’il y a de meilleur, eh bien, le gâteau est le meilleur des gâteaux ! Si, par exemple, tu prends cinq des meilleures choses, ton gâteau est cinq fois bon. Si tu en mets dix, ton gâteau est dix fois bon. Nous, nous mettrons les cent meilleures choses, et nous aurons un gâteau cent fois bon. » Le problème, c’est qu’emportés par le mouvement, les deux pâtissiers amateurs dépassent la mesure et confectionnent le gâteau le plus indigeste du monde. Fort heureusement pour eux, un méchant chien le leur chaparde. Ce conte pour enfant a été imaginé par le peintre et écrivain tchèque Josef Capek (1887-1945). On en trouve de nombreuses adaptations dans toutes les langues. Celle que nous venons de citer figure dans les “Albums du Père Castor” (Un gâteau cent fois bon, traduit par L. Hirsch, Paris, Flammarion). Josef Capek est plus connu dans le monde des lettres pour ses essais sur l’art, son recueil de méditations en prose (Pèlerin boiteux, 1936), ses Poèmes du camp de concentration (1946) et les ouvrages qu’il écrivit en compagnie de son frère Karel Capek (1890-1938) « figure emblématique de l’intellectuel de la première République tchécoslovaque » (A. Maréchal) à qui on attribue généralement l’invention du mot « robot » (R.U.R., Rossum’s Universal Robots, 1920) qui reviendrait en fait à son frère aîné. |
| A la réflexion, ce gentil fatras n’est éloigné qu’en apparence des renardes qui hantent l’imaginaire chinois et donnent une tonalité si particulière à ce petit roman qui serait sans nulle doute resté inédit en traduction sans l'amicale insistance de Jacques Cotin -- du reste, qu’y a-t-il de si incongru à inciter les plus curieux à découvrir des auteurs fort prisés dans leur pays - les frères Capek [prononcez ‘tchapek’] - et à inviter à explorer les relations existant entre le sujet de départ - les créatures fantasmagoriques des Chinois d’antan - et les robots des Occidentaux d’aujourd’hui ? |
| Il n’y a pas à creuser longtemps pour s’apercevoir que les belles androïdes des fictions modernes ne sont pas si différentes de ces créatures de l’entre-deux qui peuvent se révéler tantôt nuisibles, tantôt bienfaisantes ou passionnément amoureuses. Sans aller chercher très loin, il n’est que d’évoquer les créatures imaginées par Philip K. Dick - mort un 2 mars voici très exactement 24 ans et un jour - dans notamment Do Androids Dream of Electric Sheep ?, librement mis en images par Ridley Scott dans Blade Runner (1982). |
Some tasks are too important to be left to humans. Just ask Hal 9000 from 2001: A Space Odyssey. The 1968 [Stanley Kubrick’ s] film gave the world the ultimate all seeing, all knowing - and apparently all ego - A[rtificial].I[ntelligence] villain. It set the standard for machines that can think (and kill) like us but are too powerful to control. Quant à la charmante Actroid-DER [et ses camarades que l’on peut voir sur le site japonais Kokoro-dreams (!)], androïde femelle développée pour assurer des fonctions d'accueil du public, actuellement opérationnelle en japonais, chinois, coréen et en anglais, et présentée à l’Exposition Internationale de 2005 à Aichi au Japon, elle ne figure pas au palmarès, tout comme la plupart des meilleures réalisations dans ce domaine qu’on peut découvrir sur Android World. Mais tout ceci n’est-il pas un peu “déprimant“ comme le dirait sûrement l’attendrissant Marvin, l’androïde paranoïaque et dépressif inventé par Douglas Adams (11 mars 1952-11 mai 2001) pour The Hitchhiker's Guide to the Galaxy. N’est-il pas tout simplement mignon ? [voir l'illustration ci-dessus] |
Libellés :
Aloïs Tatu,
Editions Philippe Picquier,
Philip K. Dick
mardi 28 février 2006
Mutadis muntandis
Ses habituels visiteurs auront sans aucun doute remarqué que je n’ai rien ajouté à ce blog depuis le 30 janvier 2006 !, date qui marquait, à quelques jours près, le premier anniversaire de sa naissance le 12 janvier 2005, après 77 messages ou notes postés au total : c’est à la fois peu -- en moyenne une entrée tous les 5 jours ! - et beaucoup, si l’on considère le temps consacré le plus souvent à des futilités. Si le ralentissement sensible de ces derniers mois s’explique aisément par une activité intense sur plusieurs fronts, ma désaffection de ces toutes dernières semaines est dûe à d’autres causes. L’une d’entre elles est d’ordre technologique est repose sur la sortie de l’iWeb d’Apple que j’ai reçu tout récemment. Ce nouveau logiciel est tellement bien conçu qu’il pourrait sonner la mort de ce PikaBlog réalisé avec BlogWaveStudio dont certains ont prédit la disparition prochaine. Rien n’est encore définitivement décidé. Tout dépend, finalement, de la mise à jour promise pour mars laquelle pourrait réserver des surprises.
En conclusion, qui vivra verra !
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