Le problème, avec Philippe Sollers, c'est qu'il a l'adjectif fourbe. Je ne dis pas qu'il est fourbe. Mais sa manière de décrire, dans sa dernière chronique du JDD [Journal du Dimanche], Mao comme un « grand criminel subtil » ! La subtilité du criminel aura sans doute échappé aux millions de personnes exilées, emprisonnées, torturées, assassinées sous le régime du tyran chinois. Elle n'a donc pas échappé à Sollers, qui est bien le plus chinois d'entre nous. La formule, curieusement, n'a pas déclenché l'ombre d'une réprobation. Mao subtil, comme une lettre à la poste ! Si Le Pen avait parlé d'Hitler comme d'un grand criminel subtil, vous auriez vu, et Dieu merci, le tollé. Mao, non. Sollers n'est, bien sûr, pas Le Pen, mais sa phrase est lepéniste par essence : elle laisse planer un doute comme, récemment, le fit Le Pen sur Oradour. Elle est, surtout, machiavélique, et très mitterrandienne, en ce qu'elle ne dévoile rien de ce qu'elle est supposée signifier.
dimanche 6 février 2005
Grand criminel subtil
Le problème, avec Philippe Sollers, c'est qu'il a l'adjectif fourbe. Je ne dis pas qu'il est fourbe. Mais sa manière de décrire, dans sa dernière chronique du JDD [Journal du Dimanche], Mao comme un « grand criminel subtil » ! La subtilité du criminel aura sans doute échappé aux millions de personnes exilées, emprisonnées, torturées, assassinées sous le régime du tyran chinois. Elle n'a donc pas échappé à Sollers, qui est bien le plus chinois d'entre nous. La formule, curieusement, n'a pas déclenché l'ombre d'une réprobation. Mao subtil, comme une lettre à la poste ! Si Le Pen avait parlé d'Hitler comme d'un grand criminel subtil, vous auriez vu, et Dieu merci, le tollé. Mao, non. Sollers n'est, bien sûr, pas Le Pen, mais sa phrase est lepéniste par essence : elle laisse planer un doute comme, récemment, le fit Le Pen sur Oradour. Elle est, surtout, machiavélique, et très mitterrandienne, en ce qu'elle ne dévoile rien de ce qu'elle est supposée signifier.
vendredi 4 février 2005
Bloc notes
C’est un vrai régal. En voici un extrait. Ce n'est peut-être pas le plus piquant mais il stigmatise bien ce goût de la mise en scène de soi qu'on reproche si souvent au philosophe :
Un critique a reproché à ce livre de contenir vingt-quatre portraits de l'auteur. (Pour ma part, j'en ai compté vingt-sept.) Et pourtant, tout bien réfléchi, là n'est pas le coeur du problème ; après tout, imagineriez-vous Tintin en Amérique sans Tintin ? Au fond, il n'y a pas de règles : comme le faisait Henry James, en littérature tout est permis ------- aussi longtemps que vous intéressez le lecteur. En principe, il ne devrait donc pas être impossible d'écrire un livre sur le thème "l'Extrême-Orient et Moi" ---- tout dépend de la nature et du calibre du "Moi" en question. En d'autres mots, pour emprunter le langage de l'auteur, on pourrait peut-être dire que le problème de ce dernier se situe dans l'ordre de l'Être. Pour que des Impressions d'Asie de M. Lévy puissent vraiment intéresser, au départ, il faudrait d'abord que M. Lévy fût. Et sitôt qu'il aura remédié à cette carence ontologique, il nous captivera, même avec des Impressions de Pontoise.
Les hasards de la recherche sur internet m'ont fait tomber sur le relevé des propos échangés sur un forum (Nouvel Observateur, 5/5/2004) entre B.H.L. et des internautes.
Voici, in extenso, les réponses faites à un internaute qui se souvient de Simon Leys :
question > Bonjour Bernard-Henri. Je tenais à vous dire que j'admirais déjà votre intelligence et votre courage (intellectuel comme physique - cf. votre présence dans certaines régions en guerre), ainsi que votre capacité à encaisser les coups (attaques -souvent convenues- en tous genres, p. ex.) Vous êtes fait en béton armé, ma parole! Ma question : souffrez-vous de ces attaques? Vous arrive-t-il, encore aujourd'hui, de mal dormir à cause d’attaques que vous estimez basses ou scandaleuses (émanant souvent -ai-je remarqué- de gens qui, par le passé, se sont trompés politiquement... et qui vous en veulent sans doute de vous être rarement trompé)? Merci !
BHL > Merci. Mais rassurez-vous. Les attaques de ce genre ne m'atteignent, en effet, pas. Et puis... je dors peu mais bien.
question > Tant que j'y suis, une autre question : comment expliquez-vous qu'un type comme Philippe Sollers, qui s'est pitoyablement ramassé niveau politique, continue à faire le malin à la télé, se hasardant même à continuer à parler politique, sans aucun scrupule, sans aucun complexe, sans un mot d'excuse pour les gens qui ont souffet des idéologies qu'il a courageusement soutenues à des dizaines de milliers de km des lieux où elles étaient mises en pratique ? Il n'était certes pas le seul à être mao dans les années 70, il faut sans doute se replacer dans le contexte de l'époque, mais ma question est la suivante : comment expliquez-vous que Sollers continue à palabrer, alors qu'un gars comme Simon Leys qui, lui, au moins parlait chinois, qui comprenait donc la presse officielle maoïste, et qui était en mesure de lever les impostures du régime maoïste, se faisant donc (!!) insulter copieusement par Sollers... comment expliquez-vous que le dit Simon Leys soit si peu admiré aujourd'hui pour sa lucidité d'alors, et soit presque oublié (politiquement, j’entends) ? Bref : comment expliquez-vous que celui qui s'est planté soit partout, et celui qui a eu raison nulle part ? Merci.
(PS - je n'ai rien de personnel contre Philippe Sollers, qui est assurément un grand écrivain ;-))
BHL > Voilà, oui. Très grand écrivain. Et quant à la Chine, retournez aux textes: vous verrez que les choses sont plus compliquées que vous ne semblez le croire. Je m'en explique, notamment, dans un chapitre de mon recueil de bloc-notes.
Tombe enfin la conclusion de B.H.L. en personne :
> A tous: au revoir; merci pour cette conversation qui, si peu philosophique fût-elle, n'en était pas moins passionnante. J'ai essayé de répondre au maximum d'entre vous. Mais vous étiez trop nombreux. 271 messages: il paraît que c'est un record ! Pardon à ceux pour lesquels le temps a manqué. Un dernier mot. Je n'ai pas de site personnel et, encore moins, officiel (quelle horreur!!!). Il y a, en revanche, un site créé, en français, par une universitaire américaine qui contient beaucoup d'informations, de documents, d'articles anciens, etc. Ce professeur s'appelle Lilian Lazar. Je pense qu'on trouve les coordonnées du site en tapant mon nom sur Google. A bientôt.
La curiosité m'y a poussé. Rien sur le "recueil de bloc-notes" invoqué plus haut.
Si quelqu'un dispose d'un exemplaire de l'ouvrage en question, je suis preneur d'une copie du chapitre ad hoc.
Correspondances
La lecture est, rien de surprenant avec Simon leys, d'une grande pertinence, sans concession et magnifiquement virtuose. Grâce à cette évaluation méticuleuse, j'ai finalement compris ce qui m'a toujours gêné, déplu, irrité dans l'oeuvre de Segalen, mis à part le "miraculeux accident" de René Leys. Voici un court passage du compte rendu : Quant aux gens, "le caractère chinois ne m'est pas sympathique... Je n'éprouve pour lui ni admiration ni sentiment de grandeur ou de force. Toutes ses manifestations autour de moi sont frappées d'infantilisme ou de sénilité. Ils pleurent comme des petites filles, se battent comme des roquets, grimacent comme des clowns et sont irrémissiblement un peuple de laids". Alors, qu'était-il donc allé faire là-bas ? "Au fond ce n'est pas la Chine que je suis venu chercher ici, mais une vision de la Chine. Celle-là, je la tiens, et j'y mords à pleines dents." Phrase clé, et qui explique un mystère : ce profond poète a entièrement ignoré la sublime poésie chinoise ; ce fin connaisseur de peinture semble n'avoir pas vu une seule peinture chinoise (dans toute sa correspondance, il ne fait qu'une fois mention de cet art incomparable, mais en termes abstraits, et en l'accompagnant d'une sottise : "Je travaille la peinture chinoise. Ancienne bien entendu. L'actuelle n'existe pas"). Plus ahurissant encore, ce passionné de musique ignore jusqu'à l'existence même d'une musique classique chinoise la musique des lettrés, musique de l'âme et du silence, jouée sur la cithare à sept cordes, guqin. Et il ose se plaindre qu'il vit dans "un pays sans musicalité" qui ne connaît que le bruit ! Il n'a jamais cherché à rencontrer des maîtres chinois qui eussent pu l'initier aux disciplines variées de leur culture, il ne fréquente ni lettrés ni artistes, il semble n'avoir jamais eu une seule conversation intelligente avec un seul intellectuel chinois. Aussi, ce n'est pas la Chine qui est finie, "close, sucée" cette Chine, en fait, il n'y avait même pas mordu mais seulement sa "vision". Et cette vision, quelle était-elle ? Il l'a consignée dans ce qu'il concevait comme son grand oeuvre, Le Fils du Ciel. Hélas, ce Fils du Ciel est à l'Empereur de Chine, à peu près ce que Le Mikado de Gilbert et Sullivan est à l'Empereur du Japon avec cette seule différence que le premier n'est guère amusant. |
mardi 1 février 2005
Appel du Canada
bonjour a vous,
ici xxxxxxxxx en direct du canada ( pour situer, j etais l an dernier en maitrise mais je n ai pas encore fini mon memoire), j espere tout d abord que vous allez bien apres cet enorme colloque... et je vous ecrivez en fait car je viens d aller sur votre site et je n y ai malheureusement pas trouve la plaquette qui concerne le cours de methodologie que vous nous aviez distribue l an dernier.
et j en suis tres desolee parce que je n avais pas penser a l emmener avec moi ici, et que j en aurai besoin...
donc voila si mon appel a ete entendu tant mieux, sinon, et bien a la prochaine fois..
aurevoir
xxxxxxxxx
samedi 22 janvier 2005
Comptes rendus
Dans son compte rendu (injustement) assassin de la traduction du Huainanzi (Gallimard, "Bibliothèque de la Pléiade", 2003), Jean-François Billeter (Etudes chinoises, vol. XXIII, p. 461-2) livre chemin faisant des considérations très pertinentes sur ce que risque de devenir les études chinoises :
Bien envoyé, certes, mais sans conséquence puisque ce livre déjà indispensable passera sans doute inaperçu du "grand public cultivé" quand "le dernier Jullien" avec son titre accrocheur - Nourrir sa vie. A l'écart du bonheur (Seuil, 2005, 180 p.), lequel bénéficie déjà d'une promotion dans les colonnes du Monde des Livres du 21 janvier (p. 10), va sûrement se vendre comme des petits pains.
Dommage car son projet est on ne peut plus stimulant.
Le voici résumé par Jean Lévi : "Pour divers que soient les jugements qu'ils portent sur l'essence de la civilisation chinoise, il est deux points sur lesquels les spécialistes s'accordent. Le premier est que la Chine n'a jamais connu ni même imaginé qu'une seule forme de gouvernement, et le second que le débat d'idées tel qu'il se pratique en Occident depuis les Grecs n'y avait pas cours. Les traductions des trois polémiques que nous présentons ici ont pour premier objet d'apporter un démenti à ces assertions. "
J'enrage : une pile de copies à corriger, une foule de mails à écrire, un dossier à remplir, un colloque à suivre et mille autres choses vont me retenir de plonger dans la lecture de ces débats présentés en trois volets :
I. De l'inutilité des princes.
II. Sur le caractère inné du goût pour l'étude.
III. Des effets nocifs de la société sur la santé.
Beau programme.
| "Les sinologues devraient combattre ce mythe de la Chine "autre" parce qu'il est en lui-même une régression intellectuelle et parce qu'il menace les études chinoises. L'étude du passé chinois est en train de tomber en déshérence dans nos meilleures institutions parce qu'elle apparaît de plus en plus comme une occupation dénuée de sens pour les étudiants. L'étude de la Chine doit cesser d'être une fin en soi. Il faut que les sinologues exercent publiquement leur jugement et fassent savoir pourquoi ils estiment que tel ouvrage mérite d'être connu du public, ou ne le mérite pas : qu'au lieu de justifier son intérêt par le seul fait qu'il est chinois, ils le présentent comme un élément important de l'histoire humaine, saisie dans son unité ; et qu'ils renouvellent pour cela leurs façons de présenter les oeuvres, et d'abord de les traduire." |
| Voilà qui rappelle ce qu'il écrivait déjà en 1998 dans ses Mémoires sur les études chinoises à Genève et ailleurs ouvrage malheureusement fort difficile à trouver car édité par l'auteur lui-même. Je me contente de reprendre le conseil qu'il donne aux sinologues pour "sortir de l'actuel cercle vicieux" : "Il faudrait des sinologues qui aient pour vocation principale de s'adresser non pas aux autres sinologues mais au public et, pour commencer, au public étudiant des facultés de lettres et de sciences humaines." |
| De son côté Jean Lévi avec qui il féraille dans les pages de ce même volume d'Etudes chinoises livre aux Editions de l'Encyclopédie des nuisances (Paris, 2004), un bien attirant Eloge de l'anarchie par deux excentriques chinois. |
| Il ne faut surtout pas manquer de lire l'"Avertissement" dans lequel Jean Lévi écrit qu'il lui a "paru intéressant de livrer au public français non sinologue quelques témoignages des débats politiques véhéments qui agitaient les milieux lettrés, dans une Chine en pleine effervescence intellectuelle" (p. 8), car un peu plus loin, il envoie une pique au professeur à l'Université Paris-7 - Denis-Diderot, Membre senior de l'Institut universitaire de France (promotion 2001), Directeur du Centre Marcel-Granet, également directeur de l'Institut de la Pensée contemporaine, assumant en même temps la direction de la collection "Orientales" aux Presses universitaires de France : "On y voit des doctrines antagonistes s'affronter, non pas en procédant par insinuations ou incitations, comme le veut un François Jullien, mais en exposant de façon claire et raisonnée des arguments et en tentant de réfuter point par point les thèses de l'adversaire." (P; 9) |
Dommage car son projet est on ne peut plus stimulant.
Le voici résumé par Jean Lévi : "Pour divers que soient les jugements qu'ils portent sur l'essence de la civilisation chinoise, il est deux points sur lesquels les spécialistes s'accordent. Le premier est que la Chine n'a jamais connu ni même imaginé qu'une seule forme de gouvernement, et le second que le débat d'idées tel qu'il se pratique en Occident depuis les Grecs n'y avait pas cours. Les traductions des trois polémiques que nous présentons ici ont pour premier objet d'apporter un démenti à ces assertions. "
J'enrage : une pile de copies à corriger, une foule de mails à écrire, un dossier à remplir, un colloque à suivre et mille autres choses vont me retenir de plonger dans la lecture de ces débats présentés en trois volets :
I. De l'inutilité des princes.
II. Sur le caractère inné du goût pour l'étude.
III. Des effets nocifs de la société sur la santé.
Beau programme.
Libellés :
Jean Lévi,
Jean-François Billeter,
Sinologie
mercredi 19 janvier 2005
Pourquoi faire simple ?
| Lu dans le dernier Edward de Bono reçu (Teach Your Child How To Think, 1992) le passage suivant : |
| The first rule of intellectualism is : 'If you do not have much to say, make it as complex as possible.' A true intellectual has as deep a fear of simplicity as a farmer has of droughts. If there is no complexity, what is there to work or write about ? |
| La rubrique ("How to be an intellectual") s'achève sur ces mots : |
| You can be a thinker without being an intellectual. Indeed many intellectuals are not particularly good thinkers. |
| Par chance, je tombe sur un passage de Simplicity dans lequel E. de Bono s'en prend à nouveau à ce mauvais penchant : |
| La fin de cette rubrique est aussi très amusante. La voici : |
| The easiest way to be 'superior' is to understand what ordinary people cannot understand. If the matter is simple, how can you show your superiority ? The pseudo-understanding of what is really unintelligible is a great game - with many players. |
Coïncidence
N'est-il pas piquant de recevoir, le même jour, le livre d'Edward de Bono que j'ai cité ailleurs ("Pourquoi faire simple ...") et ce petit ouvrage que Rainier Lanselle a publié aux Editions érès, collection "essaim" pour le compte de la Revue de Psychanalyse ?
Pour ceux qui ne trouveraient aucun rapport entre les deux, je reproduis ici la quatrième de couverture du Sujet derrière la muraille :
Pour rendre compte d'elle-même, la civilisation chinoise a fait usage d'une langue écrite fortement codifiée et située très à l'écart de la langue naturelle. Le sujet, pris dans un tel langage, ne se dit pas, mais se trouve restitué selon un processus qui le retransforme en fonction de l'idéal dont ce code est porteur. A côté de cette langue, " classique ", une deuxième langue, " vulgaire ", a fini par prendre naissance, qui a visé, elle, à reproduire le langage parlé.
La tension entre ces deux modes jette indirectement une lumière sur les visées inconscientes de ce retravail de la réalité du sujet dont est porteuse l'entreprise idéographique : et s'il apparaissait qu'une déhiscence, qu'une fissure dans le système fermé place le sujet à l'abri de la muraille de la perfection reconstituée dans laquelle le code écrit rend compte de lui, mais dans le même temps le rend mutique ? Pris entre deux langages, le sujet ne s'est jamais dit, en Chine, comme sujet. Et pour cause : le système de langage dont il s'est doté a visé à le pourvoir en inviolabilité.
Il n'y a rien qui soit " autre ", dans la civilisation chinoise, ou du moins il ne devrait rien y avoir de tel pour la psychanalyse. Tout au contraire, la Chine doit son système linguistique et scripturaire unique au monde un riche patrimoine de métaphores, qu'il faut regarder comme autant de pierres de touche des processus de l'inconscient.
Pour ceux qui ne trouveraient aucun rapport entre les deux, je reproduis ici la quatrième de couverture du Sujet derrière la muraille :
La tension entre ces deux modes jette indirectement une lumière sur les visées inconscientes de ce retravail de la réalité du sujet dont est porteuse l'entreprise idéographique : et s'il apparaissait qu'une déhiscence, qu'une fissure dans le système fermé place le sujet à l'abri de la muraille de la perfection reconstituée dans laquelle le code écrit rend compte de lui, mais dans le même temps le rend mutique ? Pris entre deux langages, le sujet ne s'est jamais dit, en Chine, comme sujet. Et pour cause : le système de langage dont il s'est doté a visé à le pourvoir en inviolabilité.
Il n'y a rien qui soit " autre ", dans la civilisation chinoise, ou du moins il ne devrait rien y avoir de tel pour la psychanalyse. Tout au contraire, la Chine doit son système linguistique et scripturaire unique au monde un riche patrimoine de métaphores, qu'il faut regarder comme autant de pierres de touche des processus de l'inconscient.
samedi 15 janvier 2005
Qu'on se le dise
| Agréable surprise ce matin au courrier : |
Après réflexion, j'ai décidé de proposer une participation symbolique avec une longue rubrique sur Li Yu et son Rouputuan, et trois courtes sur les romans traduits par Aloïs Tatu pour les Editions Picquier. Avis aux amateurs.
Libellés :
Aloïs Tatu,
Li Yu,
The Encyclopedia of Erotic Literature
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